Être soi, i.e la quête la plus galère AU MONDE

Cheveux longs ? Cheveux courts ? Coiffé(e) ? Pas coiffé(e) ? Maquillé(e) ? Pas maquillé(e) ? Avec ou sans décolleté ? Sourire ? Pleurer ? Aider la petite dame à traverser ? Garder la ligne ? Devenir végé ? Regarder la Casa de Papel ? Ou plutôt écouter Orelsan ? Aimer ci ? Peut-être ça ?

Autant de choix qu’il y a de personnes, et bordel qu’est-ce que c’est éprouvant. Sans cesse nous sommes ramenés à ce qu’on pourrait peut-être (mieux) faire ou non, à ce qu’il serait préférable d’être ou non. Se pose alors un milliard de questions sur la légitimé de nos choix, de nos actions ; puis finalement on ne finit par plus rien faire, plus sortir, ni rien sentir. Dans cette quête d’origine, se besoin de se connaître SOI, voilà déjà le début des ennuis. Car comment faire pour savoir si je ne suis pas juste le fruit d’un heureux hasard ou bien même l’association de tout un tas de faits contingents qui m’ont mené jusqu’ici ? Comment savoir si je choisis consciemment d’acheter cela ou non, ou si ce n’est pas les pubs à télé qui m’ont d’ores-et-déjà formaté ?

Se forcer constamment à chercher ce qu’on aime, ce qu’on préfère, mettre des mots sur des idées, sur notre style et notre façon de pensée, se catégoriser, se mettre dans une case, s’enfermer. Alors qu’à côté de ça on veut être libres, être différents, être vus pour ce qu’on est vraiment mais toujours considérés par ce qu’on est pas. Mais qui es-tu toi ? Qui sommes-nous ? Qui suis-je ?

Face à ce trop plein d’informations, moi j’implose. J’sais pas vraiment quoi dire, ni quoi faire, alors je reste là allonger comme un teubé dans mon lit, à continuer de me dire qu’en fait j’aurais mieux fait de faire ça ainsi, plutôt que comme ça.

En bref je veux juste dire que face à l’hyperbanalisation de notre vie sur les réseaux, le fait de tout partager, inconsciemment on s’met à la place des autres pour envisager les possibles réactions. J’sais peut-être pas totalement qui je suis, mais je sais que je ne suis pas les autres. Alors pourquoi toujours vouloir se mettre à leur place, pour tout le temps se ralentir nous-mêmes par peur de leur regard, de leur réaction. Soyons déjà le résultat de nos actions, on verra pour le reste. On se construira pas en restant figés, à déblatérer sur ce que Paulette pourrait bien penser de notre ootd.

 

xoxo,

@paulrndn 


 

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2 replies on “ Être soi, i.e la quête la plus galère AU MONDE ”

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